HEARTBREAK, DE JÉRUSALEM À TEL-AVIV, JUSQU’À PARIS : Un film-témoin pour un peuple en quête d'espoir
Lorsque Heartbreak a été projeté à Jérusalem, au Kikar Hamusika, il s’est immédiatement imposé comme bien plus qu’un film.
C’était une expérience. Un moment de silence partagé. Un récit qui reliait l’intime au collectif, l’individu au destin d’un peuple.
Aujourd’hui, Heartbreak poursuit son chemin et sera présenté à Tel-Aviv, à la Cinémathèque, dans le cadre d’une grande soirée d’avant-première suivie d’une table ronde francophone.
Mais l’esprit de Jérusalem, lui, continue de planer sur cette œuvre.
Un récit intime inscrit dans l’histoire collective
Ce qui frappe d’abord dans Heartbreak, c’est cette capacité rare à raconter une histoire profondément personnelle tout en l’inscrivant dans une narration plus vaste.
Chaque intervenant partage une histoire qui semble intime, presque privée.
Et pourtant, peu à peu, le film construit un récit collectif — celui d’un peuple confronté à l’épreuve, à la perte, mais aussi à la responsabilité de se relever.
Cette démarche n’est pas sans rappeler une pensée chère à la tradition juive, et notamment à l’enseignement de Manitou :
rapprocher l’individu du Klal, faire dialoguer la matière et le spirituel, le Homer et le Roua’hani, sans jamais sacrifier l’un à l’autre.
C’est précisément cette articulation, exigeante et profondément juive, que le film parvient à maintenir jusqu’à sa dernière image.
Symboles, paysages et visages : une ligne directrice forte
Heartbreak est un film de symboles.
Ils jalonnent le récit, discrètement mais avec constance, et créent une véritable colonne vertébrale narrative.
Les paysages de Jérusalem — ses maisons, ses rues, ses visages — mais aussi ceux de Tel-Aviv, ne sont jamais de simples décors.
Ils deviennent des acteurs à part entière du récit.
La réalisatrice parvient à rapprocher ces deux univers — Jérusalem et Tel-Aviv — comme des épis rassemblés en une seule gerbe, porteurs d’une même histoire et d’un même destin.
C’est esthétique, profond, et surtout porteur d’un message essentiel :
malgré les fractures, quelque chose relie encore.
Un film-témoignage pour aujourd’hui
Heartbreak n’est ni un manifeste politique, ni un film à thèse.
C’est un film-témoignage.
Un récit adressé au monde, mais aussi à tous ceux qui, après le traumatisme du 7 octobre, cherchent des mots, du sens, et un peu d’espérance.
Il ne cherche pas à convaincre, mais à faire résonner.
Il ne donne pas de réponses toutes faites, mais ouvre un espace de réflexion, de mémoire et de dialogue.
De Jérusalem à Paris : un parcours qui s’inscrit dans le monde
Le parcours de Heartbreak ne s’arrête pas aux frontières d’Israël.
🎬 Le film a été sélectionné au Festival du cinéma israélien à Paris, qui se tiendra du 16 au 24 mars 2026.
Ce rendez-vous annuel incontournable de la scène culturelle parisienne met en lumière la diversité, la créativité et la force narrative du cinéma israélien — longs métrages, documentaires et courts formats.
Déjà présenté avec succès à Jérusalem et salué pour sa sensibilité et son regard singulier sur la résilience et l’humanité après le traumatisme, Heartbreak s’inscrit ainsi dans un parcours international.
Sa projection à Paris offrira au public français l’occasion de découvrir une œuvre à la fois poétique, profonde et porteuse d’humanité, qui a déjà suscité l’intérêt des critiques et des cinéphiles.
Dans ce contexte, la soirée de Tel-Aviv prend une dimension particulière :
elle apparaît comme une étape charnière, entre Jérusalem — berceau spirituel du film — et Paris, scène culturelle internationale.
Une soirée exceptionnelle à Tel-Aviv
La projection du dimanche 18 janvier sera suivie d’une table ronde francophone intitulée :
« Deux ans après… quels espoirs ? »
Un temps d’échange ouvert, dans lequel la parole sera largement donnée au public.
Avec la participation de :
Jessica Vaturi-Dembo, réalisatrice
Asher Zelmati, acteur principal
Ilan Chouraki, compositeur
Yael Vias-Gvirsman, experte en droit pénal et international humanitaire
Rav Yonathan Seror, Rabbin Dayan, président de l’association Eshet Hayl
Olivier Rafowicz, porte-parole francophone de Tsahal
Jocelyne Guedj, psychologue
👉 Les sommes collectées sont destinées au voyage thérapeutique de 20 soldats.
📽️ INFORMATIONS PRATIQUES
🗓️ Dimanche 18 janvier 2026 – 19h30
📍 Cinémathèque de Tel-Aviv – HaArba’a 5
🎤 Présentation : Daniel Haïk (analyste politique – i24NEWS)
🎟️ PAF : 120 ₪
(incluant l’accès au buffet fromages & vins)
👉 Réservation obligatoire :
https://cintlv.presglobal.store/order/121785


