2 octobre 2017

La fête de Souccoth

« Qu’elles sont belles tes tentes, Yaacov, tes demeures, Israël. » (Les Nombres, 24, 5)

À peine sortis des solennités du Nouvel-An et du Jour des expiations (Rosh-Hashana et Yom Kippour), nous abordons la fête de Souccoth (les cabanes) qui, durant huit jours, va nous rappeler qu’après l’examen de conscience et la recherche de pardon de ces dix yamim noraïm – « journées redoutables » – que nous venons de vivre, nous devons expérimenter l’inconfort et la précarité de demeures éphémères, de cabanes, avant de pouvoir retourner vers nos vies habituelles.
On raconte l’histoire de cet homme misérable devenu roi à la suite de circonstances exceptionnelles et qui s’était fait construire au fond de son magnifique parc une petite cahute dans laquelle il se retirait seul pendant quelques jours par an. A ses conseillers l’interrogeant sur cet étrange comportement de leur souverain, il répondit : c’est pour ne jamais oublier ma condition première et ne pas m’enorgueillir à l’excès dans l’exercice de ma fonction suprême. Telle est une des raisons de l’humble souccah – cabane – que nous construisons chaque année à côté de nos habitations en dur. Elle vient nous rappeler que nous fumes esclaves en Egypte puis errants au milieu du désert pendant quarante années, assaillis de nombreux ennemis, et dépendant de la seule merci de Dieu.
Inspiré par Daniel Farhi

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